Ngwè-Myènè

Les Myènè sont une population bantoue d’Afrique centrale établi au Gabon, sur le littoral (entre Libreville et la lagune Fernan Vaz) et le long de l’Ogooué jusqu’à Lambaréné. Il s’agit en fait d’un ensemble de six ethnies parlant la même langue bantoue, le myènè. Ils se dénomment eux-mêmes les Ngwè-Myènè. Les Ngwè-Myènè rassemblent ainsi les Mpongwè, les Orungu, les Galwas, les Enenga, les Nkomi et les Adyumbas.

Généalogie des Ngwè – Myènè

de Ndinga Onanga Félicien

Jadis, Mme Myène avec son époux M. Eyogwè eurent trois fils :

  1. Mombè
  2. Ambazè
  3. Nkombé.

Les descendants de Mombè furent Edongo et Ombèkè. D’Edongo viennent les Galwa et d’Ombèkè les Orungu.

Quant à Ambazè il enfanta Azuwa et Igangwa. De Azuwa nous eurent les Mpongwe et d’Igangwa les Ajumba.

Enfin de Nkombé naquirent Etimbwè et Ngalè. Les Nkomi sont issus d’Etimbwè ou Itani et les Enenga de Ngalè.

Tel serait l’arbre généalogique des Ngwè-Myènè, ce peuple qui depuis deux mille ans occupe les régions environnant les villes actuelles de Libreville, Port-Gentil et Lambaréné.

La structure sociale générale se compose comme suit:

  1. Inôngô: Ethnie, endogamique;
  2. Mbuwé: Clan, exogamique, issu d’un ancêtre commun. Parfois personnage mythique d’où le totem. Exemple le perroquet chez mes grands pères les Aguèndjè ou la citrouille avec mes pères les Ayandji;
  3. Iyana;
  4. Ozombi: le lignage.

Au sein des Ngwè-Myènè nous dénombrons en principe quatre nationalités:

  • Awo-Ntché ou le citoyen à part entière,
  • Awana, le citoyen de seconde zone,
  • Awöga, l’étranger barbare,
  • Anongoma ou l’étranger servile.
A Dans la catégorie des Awo-Ntché nous distinguons:
  1. Les Ayogo subdivisés en deux classes. Aga, chefs de clans ou de très grandes familles, ils constituent l’aristocratie; Fumu, propriétaires et maîtres d’esclaves, c’est la bourgeoisie ou Kiti/Kumu.
  2. Agèlè ou gens pauvres
  3. Ikugé ou clochards.
B Asaka, d’origine étrangère
C- Awôga ou Azombé. Il est à noter que les Aga sont presque toujours Fumu mais l’inverse n’est pas vrai.

Dans nos villages ou agglomérations, les principaux personnages étaient:

  • Agnambyè, Nkognambyè ou Ramburakinda: chef de contrée;
  • Nwèpaza: la favorite et conseillère d’Agnambyè;
  • Nkombé: premier fils, gardien de l’agglomération;
  • Ombéna: fils d’Agnambyè, chasseur et Don Juan;
  • Ogula: fils d’Agnambyè, c’est le juge Ekafi: fils d’Agnambyè, c’est le belliqueux, le bagarreur et chef de guerre;
  • Eserenguila: le messager; Marôngè: le sorcier, le scientifique;
  • Arondo: fille d’Agnambyè, représente la beauté et l’amour.

L’éducation s’effectue au sein des classes d’âges. Essentiellement nous avions:

  • Asôlè: dès l’âge de 8 ans, c’est le rite de préparation à l’endurance,
  • Okuyi: entre 10 et 14 ans, c’est l’apprentissage de l’anatomie du sexe opposé ( le Ndjèmbè des filles),
  • Kônô: on y apprend l’art oratoire et la découverte des pans de la vie,
  • Mwiri: seuls les êtres exceptionnels y étaient admis et devenaient de fait les garants de l’ordre établi.

Sur le plan des pratiques magico-religieuses nous avons:

  • Chez la femme : Elombo, Ndjèmbè, Ivanga
  • Chez l’homme : Yâsi (disparu aujourd’hui), Okukwè, Bwiti, Mwiri.

Rites communs aux deux sexes: Imbwiri, Agomb’anèrô, Eléngé, Alumbi, Olôgô, Abambo

Dans notre univers et notre cosmogonie, la structure de l’homme et son environnement spirituel se composent des éléments suivants:

  • Okuwa,
  • Inina,
  • Inyemba,
  • Ombwir’okuwa,
  • Okowé
  • Mbumba y’iyano

Enfin pour clore cette matinée sache que les principes qui régissent la personne Omyènè sont:

  • Les esprits : Anina;
  • les sorciers : Agnèmba-gnèmba;
  • Les morts : Alumbi
  • les génies : Ibwiri, Asiki

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